15 septembre 2026
Sablage ou hydrogommage : comment choisir
Les deux décapent. L'un va vite, l'autre ménage le support. Ce qui tranche, ce n'est pas le budget, c'est la dureté de ce qu'il y a sous la salissure.

On nous pose presque toujours la question dans le mauvais sens : combien coûte un sablage. La vraie question est de savoir ce qu'il y a sous la croûte, parce que c'est ça qui décide de la méthode, et la méthode décide du prix.
Le sablage à sec
Un abrasif projeté à l'air comprimé, sans eau. C'est rapide et c'est franc. Sur un mur de soutènement en béton, une charpente métallique ou une structure à remettre à nu avant peinture, rien ne va plus vite.
Son défaut tient en un mot : la poussière. Elle impose un bâchage sérieux, elle complique le travail en site habité, et elle interdit certains chantiers en cœur de village.
L'hydrogommage
Le même principe, mais l'abrasif est très fin et porté par un filet d'eau, à basse pression. Il n'y a pas de nuage : la poudre retombe au pied du mur avec l'eau.
C'est ce qui permet de traiter une façade en molasse, un calcaire tendre, une boiserie ou un bâtiment ancien au milieu d'autres habitations. Le support garde son grain, et les voisins gardent leurs fenêtres ouvertes.
Le vrai critère
Ce n'est ni la surface ni le budget, c'est la dureté du support et son environnement :
- Béton, métal, support dur, site dégagé : le sablage à sec fait le travail.
- Pierre tendre, molasse, tuf, bois, bâtiment ancien : hydrogommage, sans hésiter.
- Immeuble occupé, cœur de village, commerce ouvert : hydrogommage, pour la poussière.
- Façade protégée : ni l'un ni l'autre avant d'avoir l'accord du service cantonal.
La zone d'essai
Quelle que soit la méthode retenue, nous commençons toujours par un mètre carré discret. La granulométrie, la pression et l'angle se règlent là, sur votre support, pas sur une fiche technique. C'est cette demi-heure qui fait la différence entre une pierre retrouvée et une pierre creusée qui se resalira deux fois plus vite.